Le nouveau pitch du film

Entre documentaire et fiction, ce film social laisse la part belle à l’expression populaire, il touche le public par l’injustice omniprésente et démontre que l’on impose aux populations des solutions autour du renouvelable et en particulier, l’éolien offshore particulièrement mal abordé par ses promoteurs. Au fil de l’histoire qui se déroule, le film questionne sur la privatisation de ce bien commun de l’humanité, mer nourricière où es-tu ? Il met en lumière ce circuit court par excellence, la petite pêche durable qui est le fruit de l’équilibre naturel et de ces derniers aventuriers qui travaille la seule ressource alimentaire renouvelable et naturelle disponible à grande échèle de la planète.

À l'écran, c'est la vie de tous les jours, en mer et au port avec les pêcheurs. Ils sont furieux et si leur communauté est parfois critiquée, la pêche côtière ne fait pas partie de la pêche industrielle et se pratique la plupart du temps, de façon plus raisonnable, voire totalement contrôlée et pérenne.

Nous nous sommes immergés dans une communauté, une région où nos caméras ont donné la parole sans tabous à l’ensemble des concernés. Des députés, maires, présidents de coopérative de pêche, scientifique, pêcheurs, associations, locaux, touristes et commerçants de divers secteurs se sont livrés sur ce point d’actualité qui les inquiète.

Il aborde ensuite la décroissance et quelques questions et solutions permettant d’économiser de l’énergie tout en créant de l’emploi localement. Le film dénonce la manipulation médiatique qui inonde la planète de message pour faire de l’éolien encore immature, un dogme dont le prix a privé les états de l’intelligence nécessaire aux développements de tous les potentiels de production, de stockage et de gestion des énergies renouvelables. Il met en doute le rôle de l’état, de la démocratie, de l’intérêt public, du respect des lois européennes et de l’absolue méconnaissance du potentiel lié à la vie des campagnes qui nourrissent le monde.

Il faut protéger la mer pour qu’elle continue à remplir ses fonctions, or, la pression industrielle qu’on lui impose se fait en dépit du bon sens. Les atteintes continues aux biotopes et au climat risquent de mettre en route des processus inconnus, incontrôlables. Si les processus naturels sont essentiels à la vie sur terre, les problèmes alimentaires eux nous touchent directement, c’est une question majeure de santé publique. Sommes-nous du bétail ?

Ce dernier mot qui choque est aussi la réalité de ce film social qui montre à quel point l’état laisse le pouvoir à des financiers et à des industriels déjà compromis dans de nombreux scandales. La préoccupation écologique de l’humanité est tristement devenue un gros business avec les mêmes possibles dérives. De plus ce biseness est très largement soutenu par les financements publics sans pour autant apporter le développement réel d’une filière offrant de l’emploi local à ces nombreux pays concernés.

Pourtant à Bruxelles, c’est la fête au village, les lobbys de tout de sorte s’emploient et dépensent l’argent sans compter. Le père Noël et les cadeaux, c’est toute l’année à moins que ce soit le père Fouettard pour les enfants de pêcheurs punis à l’école pour avoir osé critiquer l’éolien ! Deux ans après le tournage du film, l’état français est mis en examen par la Commission européenne à propos du financement de l’éolien, qui désavantage une autre profession, tiens donc !


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